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Années 1990 : l’aide humanitaire

Dès la fin des années 1980, le père Jean Magnan mobilise des groupes de lycéens de Marseille pour entreprendre des actions sociales et culturelles. Après la chute de Ceausescu en 1989, Jean Magnan se rend en Roumanie et décide d’organiser des convois humanitaires. Particulièrement sensible à la situation tragique des orphelinats roumains, il décide de s’installer définitivement à Satu Mare en 1991. Avec l’aide de groupes de volontaires, l’association intervient dans les orphelinats, en proposant des activités socio-éducatives et en accordant des bourses aux jeunes qui souhaitent poursuivre des études supérieures.

Années 2000 : l’ouverture des maisons familiales

Quand le gouvernement roumain, à la demande de l’Union Européenne, décide, au début des années 2000, de fermer les orphelinats, notre association participe à la création de formes de placement alternatif : quatre maisons familiales sont ouvertes, accueillant près de 30 enfants.

Dans le même temps, notre association est en lien avec la communauté Emmaüs de Saint-Aunès (Montpellier). Des convois annuels, des visites, des rencontres avec les membres des deux équipes ont fait germer le rêve, puis le projet de créer une communauté Emmaüs à Satu Mare.

2009 : Le défi de l’insertion des jeunes en difficulté

Prenant acte de l’implication des structures publiques dans la protection des mineurs, notre association recentre ses activités sur les jeunes majeurs issus du système de protection de l’enfance. Ces jeunes, dépourvus de toute ressource matérielle, souvent sans éducation ni qualification, représentent une catégorie sociale particulièrement vulnérable, d’autant plus que certains d’entre eux souffrent d’un handicap mental, souvent dû à leur passé institutionnel.

L’idée d’une communauté de type Emmaüs rejoint alors un besoin local fort : favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes orphelins, en créant une communauté de vie et de travail susceptible de constituer un tremplin vers l’indépendance.

2010 : Le lancement du projet Emmaüs Satu Mare

En janvier 2011, l’association accueille un premier « compagnon », rejoint rapidement par d’autres. L’idée est alors de s’inspirer de l’expérience du mouvement Emmaüs, tout en créant une communauté en phase avec les réalités économiques et sociales locales.

Depuis avril 2011, ont été lancées tour à tour plusieurs activités économiques d’insertion, notamment un fast-food solidaire, un magasin de meubles, vaisselle et vêtements d’occasion, un atelier de réparation. Les jeunes suivent en parallèle des formations en France ou en Roumanie (cuisine, réparations, tri de vêtements, …), grâce à l’aide de nos partenaires.

L’association Frères Europa est depuis février 2013 membre du mouvement Emmaüs.

2014 : Une nouvelle antenne se développe à Timisoara

Au début de l’année 2014, l’association a reçu une maison à proximité de Timisoara et décide d’y développer une antenne de la communauté Emmaüs. Une ferme d’insertion ouvre en mars 2014 à Sanmartinu Maghiar : conçue comme un lieu de rupture, la maison permet aux jeunes accueillis de rompre avec certaines dépendances (relations, drogues…). En octobre 2014, l’association ouvre un magasin de meubles en ville, pour assurer le financement du programme de Timisoara et permettre l’insertion professionnelle des jeunes.

2016 : Ouverture d’un nouveau magasin à Satu Mare

En avril 2016, l’achat d’un nouveau magasin nous a permis d’étendre nos activités sociales dans un premier temps et économique dans un second temps. L’ouverture se faisant seulement en septembre, les premiers mois ont consisté à impliquer les jeunes dans la rénovation, l’aménagement et la décoration du magasin. De fait, les jeunes ont pris part à tout le développement du projet et cela permet de les faire se sentir impliquer et responsable. L’ouverture au public en Septembre s’est déroulée dans ce même esprit, et de nombreux projets sont en cours sur ce nouveau site : un bar pour la saison estivale, un fast-food, et potentiellement une bibliothèque de prêt…

Ce nouveau lieu de travail, ainsi que la conservation de l’ancien magasin de vaisselle à Satu Mare, nous ont amené à repenser l’étendue de notre champ d’action et à recentrer toutes les activités sur le site de Satu Mare. L’idée est de faire mieux en un seul endroit et d’avoir un réel suivi de chaque jeune, lesquels bénéficient de la présence de l’équipe entière sur place. Par conséquent nous avons pris la décision de faire revenir ces jeunes et de fermer le site de Timisoara.